Un parcours efficace
Elle commence l’athlétisme à 4 ans et demi et intègre à 6 ans une école d’athlétisme à Bollène dans le Vaucluse. Son père, Ahmed, entraîne alors les benjamins, minimes et cadets au club de Bollène. Ses parents l’inscrivent à plusieurs autres sports (natation, taekwondo) et elle prend alors aussi des cours de guitare et solfège.
Mais sa passion pour l’athlétisme se confirme et prend de plus en plus de place. « Il a fallu faire des choix. J’ai choisi l’athlétisme. Mon père est devenu mon entraîneur quand j’avais 12 ans et j’ai été détectée en minimes (U16). Puis j’ai obtenu des podiums nationaux en U18 (moins de 18 ans) ».
Une vision sur le long terme
Elle arrive en classe de seconde à Montpellier, où elle est scolarisée en sport-études dans la cité scolaire Françoise-Combes, et passe de minime 2 à cadette. Elle obtient son bac en 2025 puis entre en 1re année de licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS).
« J’ai pour ambition d’entrer par la suite dans une école de kiné. Je mène de front un double projet : sport et école. Je ne veux pas lâcher l’école », explique-t-elle, gardant la tête sur les épaules. « J’ai eu affaire à beaucoup de kinés. J’ai beaucoup apprécié leur approche, leur accompagnement. Plus tard, j’aimerais travailler avec des enfants dans un centre de rééducation », précise-t-elle.
Malgré ses belles performances, Lamia Mourabit ne perd pas le sens des réalités : « Mener une carrière nécessite de durer. J’ai une vision sur le long terme. J’ai toujours été parmi les meilleures jeunes françaises. Ma régularité a payé. J’ai fait attention à ne pas trop forcer pour éviter les blessures. »
Sa famille à ses côtés
« Plus j’avance, plus je vois comme un avantage le fait que mon père soit mon coach. Mon entourage me suit à fond. Mes parents m’accompagnent dans mon parcours, sans me mettre la pression. Ils comprennent que je doive me coucher tôt, bien manger, avoir un environnement stable. Et ma petite sœur, qui a 4 ans de moins que moi, suit mes traces et fait également de l’athlétisme. »
Lamia mène « une vie carrée et les résultats suivent. La discipline n’est pas trop lourde à porter, surtout quand on performe ! »
Par Virginie Moreau
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