Pouvez-vous nous en dire plus sur l’histoire de votre famille ?
Ma famille est établie à Castelnau-le-Lez depuis environ 1700.
Mon grand-père était jardinier-paysagiste au domaine de la Rose de France et ma grand-mère était lavandière. Elle lavait le linge dans le Lez puis l’étendait le long de la rue Emile-Combes. Pour ne pas se mouiller les pieds, elle portait des bottes en fer.
Mon père, chauffeur-routier, a acheté le terrain de la maison familiale pour quelques sous. Habitant à proximité de l’actuelle place du Four à Chaux, quand j’étais enfant, il y avait alors un paysage de garrigue tout autour.
J’aimais me balader dans la nature et crapahuter dans les grottes castelnauviennes, qui sont situées juste au-dessus du Lez. Depuis, elles sont condamnées, mais à l’époque, je faisais de belles expéditions. On m’appelait même le cabri !
Vous avez aujourd’hui 86 ans. Quelles sont vos passions ?
J’aime beaucoup voyager, depuis toujours. Justement, je rentre du Japon. J’ai eu le plaisir de passer 3 semaines là-bas avec mon petit-fils. Il y vit depuis janvier 2026. Il a pu me montrer des lieux qui sortent des sentiers battus, c’était absolument fantastique. Il y a dans la culture japonaise un grand respect pour les personnes âgées, c’était très appréciable. J’ai tout de même marché entre 15 et 20 km par jour !
J’ai aussi eu l’occasion par deux fois de visiter l’île de la Réunion, que j’ai adorée. L’Islande, l’Ecosse, la Corse, la Turquie font partie de mes destinations favorites… Toujours pour faire de belles randonnées. Je ne tiens pas en place.
Avez-vous un souhait pour Castelnau-le-Lez ?
Je souhaite du fond du cœur que la ville soit préservée au maximum, notamment les coins de verdure et la nature. J’ai vu la ville évoluer et parfois, je ne reconnais pas vraiment mon village d’enfance…