Personnalités, sculptures

 

Charles AMANS

Héros castelnauvien de l’aviation Il est né à Castelnau-le-Lez le 27 septembre 1891 de Clovis AMANS  et Cécile HERAIL. Son père, Clovis, était propriétaire d’une biscuiterie sise au Moulin de la Poudrière (actuel Moulin Bleu). 


Charles fut une gloire de l’aviation française lors de la première Guerre Mondiale, , c’est ainsi que le journal « Le Petit Méridional » écrivait de lui « Tu honores ta petite patrie en servant efficacement la grande ».


La guerre terminée, il satisfait sa passion en créant l’aéro-club de Montpellier, sur un terrain à
Candillargues, qui forme pilotes et mécaniciens. 
Il fut en ce domaine un précurseur.


Le 9 décembre 1925 au matin, il se rend à Candillargues et prend place à bord de son avion
(un Bréguet) avec son mécanicien Marcel CHARRIÉ. Il s’envole et, quelques minutes après l’appareil tombe dans une vigne et s’enflamme. « De dessous les débris calcinés, on retira deux cadavres méconnaissables et rabougris. » (Le Petit Méridional du 10 décembre 1925).


Frédéric Bazille et Castelnau

Musée virtuel du ProtestantismeNé le 6 décembre 1841 à Montpellier et mort au combat le 28 novembre 1870 à Beaune-la-Rolande, Frédéric Bazille fut un peintre français du XIXe siècle.

Née dans une famille de la bourgeoisie protestante de Montpellier, Frédéric Bazille commence des études de médecine pour faire plaisir à ses parents. Mais la vocation est pressante : dès 1859, il suit des cours de dessin et de peinture dans l'atelier du sculpteur Baussan.

En 1862, il part s'installer à Paris où il s'inscrit à l'atelier du peintre Charles Gleyre sous les conseils de son cousin peintre Eugène Castelnau. Dès lors il sera peintre. Dans cet atelier il rencontre Claude Monet puis Auguste Renoir. Très vite, un groupe se forme qui intègre Edgar Degas, Alfred Sisley, Édouard Manet, Berthe Morisot, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Émile Zola, Paul Verlaine...
Plus favorisé qu'eux, il partagera ses divers ateliers avec Renoir et Monet dès 1865. Il passe généralement l'été à Montpellier et le reste de l'année à Paris. À partir de 1866, il est présent au Salon de peinture de Paris, sans grand succès.
Sa palette s'éclaircit et se colore.

En août 1870, il s'engage dans un régiment de zouaves. Il est tué, à 29 ans, au combat de Beaune-la-Rolande. La première exposition des Impressionnistes, où plusieurs de ses toiles seront exposées, aura lieu en 1874, quatre ans après sa mort.
Il a signé au moins deux œuvres qui concernent Castelnau, Vue de Village (1968, Musée Fabre à Montpellier) et la Robe rose (1864, Musée d’Orsay). 
 
Frédéric Bazille et Castelnau

François DAUMAS

Né le 3 janvier 1915 à Castelnau, agrégé de Lettres en 1941, il devient à la Libération, le 23 août 1944, président de  la délégation spéciale remplaçant le Conseil Municipal dissous et donc de fait Maire de Castelnau.

C’est en 1946, diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes, qu’il partit pour l’Egypte.
Sa passion pour l’Egypte ne lui fit pourtant pas oublier sa terre natale. Durant l’été 58 il conduisit des fouilles archéologiques sur le plateau de Substantion, qui ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges datant de l’époque romaine.


L’abbé Jean-Baptiste FABRE

Il ne s’agit que d’un moulage du buste original qui a été inauguré l’été 2000, scellé sur un piédestal érigé au droit de l’église médiévale Saint Jean Baptiste, le buste coulé en bronze par Rolland et sculpté par Henri Varennes dans les années 1883 – 1884 se trouvant à Montpellier dans le square Saint Roch après de muliples péripéties... Réfusé puis finalement accepté par la municipalité de Castelnau dans les années 1880, il finit par être rendu à Montpellier en 1907. Caché pour éviter d'être fondu pendant la guerre de 39/45, il fut réinstallé en 1949 dans le square St Roch à Montpellier.

 

Il a vu le jour, le 26 mars 1727 à Sommières. De 1745 à 1751, Jean-Baptiste FABRE suit des études de théologies au collège des Jésuites de Montpellier.

Séminariste à Nîmes, il est ordonné prêtre en 1752. En 1755, Jean-Baptiste FABRE devient curé de Vic-la-Gardiole et le 6 mars 1756, l’évêque, qui l’apprécie, le nomme à Castelnau-le-Lez.
C’est là qu’il rédige, entre autre, « Le trésor de Substancion ». 

Il est rare de rencontrer des curés aussi mobiles sous l’Ancien Régime. Jean-Baptiste FABRE concevait son ministère comme utile auprès des fidèles par la prédication et la charité, facilité par ses revenus extraprofessionnels d’écrivain. Il en néglige parfois ses charges administratives de chef de paroisse. L’année 1758, à Castelnau est ainsi marquée par un sous enregistrement important dans les registres paroissiaux. La paroisse de Castelnau n’étant pas facile, il obtient en 1765 la cure du Crès. C’est là qu’il écrit « Le sermon de Monsieur Sistre » (farce très populaire). Fait curé prieur de Celleneuve en 1780, l’abbé FABRE y meurt le 6 mars 1783, à l’âge de 56 ans, d’une congestion pulmonaire. 

Jean-Baptiste FABRE se révèle comme un grand écrivain dans son œuvre en Occitan, beaucoup plus libre et inventive. L’originalité de son œuvre réside dans le fait qu’il s’est intéressé aux habitants de la région, contrairement aux écrivains de son époque qui traitaient de l’Antiquité et de ses héros. 
Joan Batista FABRE était un Félibre avant l’heure. Les Félibres se définissent d’abord comme des écrivains en langue d’Oc et, tout au moins au début, comme des poètes.  C’est ainsi que la Société du Félibrige du Languedoc décide de créer un Comité Littéraire du Centenaire de l’abbé FABRE.

En 1884, le Comité commande au sculpteur Henri VARENNE un buste en bronze, qui sera réalisé d’après un portrait peint par Guillaume COUSTOU en 1765. Ce buste est proposé à la ville de Montpellier, qui refuse afin de ne pas attirer les passions anticléricales d’alors. L’effigie en bronze est alors offerte à la commune de Castelnau-le-Lez. Après de multiples tractations, un compromis est trouvé : le buste de l’abbé FABRE sera placé entre la Mairie et l’église. Inauguré le 5 juillet 1885, la Municipalité qui s’était engagée au nom de la Commune à conserver et entretenir le buste ne put tenir son engagement : il est plusieurs fois renversé par des vandales et, une nuit, il est même jeté dans le Lez.

En 1905, Castelnau, bien embarrassée, le rend à la Société du Félibrige qui le donne à la ville de Montpellier, qui à son tour le fait remiser dans la cabane du jardinier du Square Planchon. Après cet obscur séjour, il est récupéré par les Félibres, qui le transportent le 16 octobre 1921 au Mas de Rochet.
La 2nde Guerre Mondiale éclate. C’est aux environs de 1940, alors que la Commission fait refondre de nombreuses sculptures de la ville de Montpellier, que le buste en bronze de l’abbé FABRE échappe à ce sort. Acheté par un ferrailleur de Montpellier, le buste ne sera pas revendu à la « Commission en charge de la récupération des métaux non ferreux » et sera caché jusqu’à la fin des hostilités. C’est au sortir de la guerre qu’il a été rendu, par ce même ferrailleur, au Musée de la Ville de Montpellier. Finalement, cette dernière l’installe dans le Square de l’église Saint Roch, le 13 novembre 1949.

Quant à la Ville de Castelnau-le-Lez, elle inaugure, le 10 juin 2000, un moulage du buste original devant l’église St Jean Baptiste.


Camille SAINTPIERRE

Né le 6 novembre 1834 à Montpellier, il appartient à une vieille famille languedocienne. De par sa filiation, Camille a reçu le goût de la terre, de l’industrie et du commerce par la branche paternelle, et du côté maternel le goût de la médecine, le droit, la politique. Cette double approche constitue un énorme atout dans toute la carrière de Camille SAINTPIERRE.

Il héritera, à la mort de son père en 1865, du Mas de ROCHET situé à Castelnau-le-Lez. Ces terres, exclusivement tournées vers la vigne, seront un immense champ d’expérience pour Camille SAINTPIERRE dans la lutte contre le phylloxéra.
Médecin à 23 ans, il présente l’agrégation en 1860. Son mémoire traitera de la putréfaction et retiendra l’attention du grand PASTEUR. 

La nomination de Camille SAINTPIERRE à l’école d’Agriculture résulte en partie de sa franchise et de son ambition de jeune professeur à la Faculté de Médecine. Ses qualités de chimiste, sa connaissance de l’agriculture et de la viticulture en tant que propriétaire du Mas de ROCHET, du monde industriel et politique, sont autant d’éléments qui détermineront, lors de l’ouverture de l’école, sa nomination comme professeur de technologie. 

L’implication de sa famille dans la vie sociale, économique et politique, lui permet de rencontrer tous les milieux professionnels. Il saura construire des réseaux de ses différentes connaissances pour le plus grand bien de l’école d’Agriculture.
Camille SAINTPIERRE transforme l’école non seulement en centre de recherche, mais aussi en un vaste lieu de formation ouvert à tous. 
De retour d’une exposition œnologique en Italie, Camille SAINTPIERRE s’éteint le 29 novembre 1881, des suites d’une méningite.


Les monumentales de Boutillier

L’artiste sculpteur-métallier Patrick BOUTILLIER DE SAINT ANDRÉ a fait don à la ville de sculptures monumentales.

 

Professeur de métal et de dessin créatif et technique à l’École des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence ; et après de nombreuses expositions en France et en Europe, toutes couronnées de récompenses, un ouvrage retraçant ses « 50 ans de création » a été publié en 2015.


Retrouvez les sculptures monumentales à travers la ville : « L’oiseau corten » (avenue de la
Monnaie), « La Lyre » (rond-point du Devois : avenue Konrad Adenauer), « Les algues marines »
(à l’entrée du Parc Monplaisir), "Architecture cathare n°1 et 2" (Grand Parc Laporte) et « La Croix » acquise par la Ville, (square François DAUMAS).


Général de Gaulle

La statue du Général de Gaulle; sise esplanade Charles de Gaulle, à l'entrée de Castelnau, a été inaugurée à l’occasion du centenaire de sa naissance, le 22 novembre 1990.

 

La cérémonie s’est faite en présence du Préfet de Région Bernard Gérard, du Maire Jean-Pierre Grand et du petit-fils du Général, Jean de Gaulle, alors député des Deux Sèvres. 

 

La sculpture en bronze a été réalisée par Gil Orengo, artiste peintre, sculpteur.

 

Accès, tram ligne 2, arrêt Charles de Gaulle.
 


 

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